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S’il est difficile de déterminer l’origine des pâtes, on peut cependant affirmer que les pâtes d’Alsace existaient au XVème siècle, preuve en est la mention des "Wasser Striebele" dans le premier livre de cuisine publié en Alsace.
N’est pas pâte d’Alsace, la nouille lambda ; il faut pour cela être fabriquée à base d’œufs sans adjonction d’eau… et compter 7 œufs frais par kilo de semoule de blé dur. Cette spécificité est reconnue par l’Indication Géographique Protégée obtenue en 2005.
Au XVIIème siècle, l’abbé Buchinger publie un livre de recettes dans lequel il évoque les pâtes d’Alsace : «des nouilles… faites de beaucoup d’œufs, de bonne farine et de sel. Pas d’eau mais des œufs en quantité».
Confectionnées dans chaque foyer alsacien, elles accompagnaient les repas dominicaux ou de fête ; la recette se transmettait alors naturellement de mère en fille. Avec l’industrialisation, la confection des pâtes a changé d’échelle : tout d’abord, c’est le boulanger qui a pris le relais en les faisant sécher dans ses fours puis à la fin du XIXème siècle, ce sont de véritables installations dédiées qui produisent ces fameuses et délicieuses pâtes d’Alsace en quantité suffisante pour régaler petits et grands bien au delà des frontières alsaciennes.
Côté nutritionnel, on ne peut que vanter leurs qualités, elles sont source d’énergie qui se libère progressivement grâce aux glucides complexes. Rassasiantes et pauvres en matières grasses, elles contribuent à l’équilibre alimentaire. Digestes et faciles à cuisiner, elles se prêtent à toutes les fantaisies,... et rares sont ceux qui disent ne pas aimer les pâtes et particulièrement les pâtes d’Alsace !
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