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Alphonse de Poitiers, Comte de Toulouse et frère de Saint Louis fonde la bastide d'Eymet en Périgord le 28 juin 1270. La cité sera pendant longtemps l'objet de convoitises, elle change plusieurs de mains pendant la guerre de Cent Ans avant de revenir dans le giron français avec la reconquête de l'Aquitaine par Charles VII en 1453.
En 1535, Eymet devient protestante, le futur Henri IV et sa mère Jeanne d'Albret y séjourne à plusieurs reprises. Eymet a conservé la majeure partie des éléments qui en font une bastide : place carrée aux généreuses proportions encadrées par des maisons à arcades, des maisons à pans de bois aux sous bassements de pierres, des rues se croisant à angle droit et enfin le donjon du château, édifié au XIIIème, adossé aux remparts de la ville détruits en 1830.
Au sud de Bergerac, flirtant avec le Lot et Garonne, baignée par le cours tranquille du Dropt, Eymet fut au Moyen Age, un port important où accostaient les gabares pour charger et décharger d'énormes cargaisons. Eymet était à la jonction de nombreux pays aux économies et productions différentes : Haut-Agenais, Entre-Deux-Mers, Bergeracois, Pays de Duras...
On aime flâner et parcourir ces petites rues, rencontrer au détour d'une ruelle places et fontaines, prendre le temps de d'apprécier façades et monuments, l'oeil curieux et alerte, avant de goûter à sa gastronomie toute périgourdine !
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