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 | | Basilique de Saint Denis |
Devenue cathédrale en 1966, l'église abbatiale de Saint Denis reste communément appelée Basilique Saint Denis... Réputée pour son architecture, elle est surtout connue pour être la nécropole royale.
On doit à Sainte Geneviève la première chapelle construite vers 480 à l'emplacement du cimetière où le saint céphalophore, Saint Denis, premier évêque de Paris, a été inhumé vers 280. Une abbaye s'installe, autour de laquelle la ville s'organise...
Rayonnement et prospérité ne tardent pas : richement dotée par les rois, lieu de dévotion, l'abbaye royale est influente. Persuadés que d'être inhumé à proximité du Saint est gage d'accès pour le paradis, Dagobert et ses successeurs s'y font enterrer... Pépin le Bref s'y fait sacrer et Charlemagne termine la reconstruction.
En 1140, afin de faciliter l'accès aux reliques vénérées par une foule de plus en plus nombreuse, l'abbé Suger fait édifier un nouveau chevet, premier édifice gothique qui servira de modèle à de nombreux autres chefs d'oeuvre. Lumineux et aéré, l'endroit donne une toute autre dimension à la vocation de l'édifice...
Saint Louis commande la construction du transept, d'une ampleur exceptionnelle pour accueillir les tombeaux royaux : 42 rois, 32 reines, 63 princes et princesses y reposèrent...
Malheureusement, les troubles et guerres de religion entraînent le déclin de l'abbaye et la Révolution l'achève ! L'abbaye est détruite et la basilique quoique endommagée, préservée... mais les tombeaux sont profanés et les ossements mis dans une fosse commune... Napoléon, puis Louis XVIII lui rendront sa splendeur...
Dans la basilique, remarquez l'oriflamme, rouge et or, sur laquelle est inscrite ce qui deviendra au Moyen Age la devise du Royaume : "Montjoie Saint Denis". Avant de partir en guerre, le souverain se faisait remettre l'étendard par l'évêque, symbole de l'union entre le royaume, le roi et le saint... et également l'un des premiers objets de ralliement, d'"unité nationale" !
Photo : © CMN
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