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 | | Bouquinistes des quais de Seine |
Il n'est pas d'amoureux des livres qui n'ait arpenté les quais de Seine, les yeux rivés dans les caissons verts des bouquinistes... Le terme vient du flamand "boeckjîn" signifiant petit livre.
A la recherche d'un ouvrage précis, comptant sur le hasard pour dégoter un petit trésor, ou par simple curiosité, ils sont nombreux, habitués ou occasionnels à venir flâner, rêver devant les livres, affiches, dessins, gravures et disques... Il fut un temps où l'on trouvait des collections entières confisquées au clergé ou à la noblesse...
Véritable institution, les bouquinistes ont fait leur apparition au milieu du XVIème siècle, assimilés alors à des receleurs, voire des voleurs, transportant leurs livres dans des charrettes à bois et faisant circuler des pamphlets interdits...
Dès le milieu du XVIIIème siècle, ils sont installés sur le quai des orfèvres et dans l'île de la Cité mais ce n'est qu'après la Révolution que réellement les bouquinistes obtiennent une reconnaissance officielle de leur métier.
Les transformations de Paris entreprises par le Baron Haussmann menaçant leur existence, un décret leur donne définitivement droit de Cité en 1859, et en 1891 ils peuvent sceller leurs caissons de livres sur les parapets des quais de Seine... Joliment appelés les "Marchands d'esprit", les bouquinistes font aujourd'hui partie du paysage parisien. A la fin du XVIIIème siècle on en comptait quelques 300, ils n'étaient plus que 68 en 1857...
Aujourd'hui on en recense 250 ; leur réalité quotidienne est moins idyllique qu'on pourrait le penser : la réglementation est stricte, elle leur impose d'être présent au moins 4 jours par semaine quelques soient les conditions météorologiques. L'espace entre les boites ainsi que leur contenu est également réglementé pour éviter les marchands du temple et leurs "souvenirs de Paris"...
Photo : © Paris Tourist Office - Photographe : F. Perrot
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