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Quartier marchand dès l’origine romaine, ce que l’on surnommait alors la "ville basse" (par opposition à la colline de Fourvière) deviendra d’abord, à partir du Vème siècle, un foyer d’éclosion du christianisme avant de connaître un essor monumental avec l’arrivée des foires.
Centres d’échanges autant que d’enrichissement, ces foires attireront riches marchands, banquiers Italiens, imprimeurs allemands et hollandais qui se feront construire demeures et hôtels particuliers.
En déclin à la fin du XVIIIème siècle, le quartier sera longtemps considéré comme insalubre et mal famé jusqu’à ce que l’Association de Renaissance du Vieux Lyon (à partir des années 50) décide de redonner lui redonner ses couleurs originelles. Depuis, de campagnes de restaurations en mesures de sauvegarde (Loi Malraux, par exemple), le Vieux Lyon a retrouvé toute son attractivité au point d’être devenu, aujourd’hui, l’un des quartiers les plus prisés de la ville. Consécration suprême : l’inscription du site, en 1998, au patrimoine mondial de l’humanité.
Traditionnellement découpé en 3 secteurs (Saint Paul, Saint Jean et Saint Georges), la visite du Vieux Lyon oblige à louvoyer de ruelles en venelles et de traboules en escaliers (pas moins de 798 marches selon que l’on emprunte tel ou tel chemin) pour gravir jusqu’au parvis de Fourvière.
L’occasion d’admirer dans leur somptueuse continuité de nombreuses façades de style gothique finissant ou Renaissance ainsi que la primatiale Saint Jean dont la construction a commencé au XIème siècle.
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