| |
 | | La Motte du Caire |
Petit village provençal de moins de cinq cent âmes en période creuse, la Motte du Caire, qui appartint autrefois au puissant Charles d’Anjou, est baignée d’un charme tranquille car elle n’a rien cédée, ou si peu d’âme, aux sirènes à la voix ailée du tourisme de masse version azuréenne.
Posée sur une butte (La Motte, vous l’aurez deviné !) à l’instar de la plupart des bourgs ou villages dont les racines remontent, en se ramifiant, au lointain Moyen Age ou plus loin, la Motte du Caire a conservé de son passé bien plus qu’une galerie de vestiges : une atmosphère.
Bien sûr, il y a l’église Sainte Marie Madeleine qui fut retravaillée au XIXème siècle, mais dont le clocher conserve sa belle allure romane, le château de la Bastie-Neuve, édifié du XVII au XVIIIème siècle, aujourd’hui demeure privée…
Mais la Motte du Caire se gagne surtout en arpentant sans but précis ses ruelles sinueuses, étroites, parfois couvertes et escarpées aux noms étranges et provocateurs (rue Casse-cul), au détour desquelles l’on admire, l’esprit léger, la coloration provençale typique des maisons, une belle fontaine, un linteau de porte vieux de plusieurs siècles ou la quiétude apaisante d’un jardinet ombragé, avec l’envie farouche d’y finir l’après-midi, un bon livre à la main.
Renseignements : 04 92 68 40 39
|